Garanties et reprises

Garanties et reprises

Les lits Ott Système sont construits pour durer. Nous garantissons la qualité de notre fabrication comme du conseil que nous apportons. Nous souhaitons vous apporter des précisions en ce qui concerne les garanties.

Les garanties racoleuses

X jours à l’essai

Achetez, achetez au plus vite, cliquez ici, vite, sans plus réfléchir… 15, 30, 60 jours à l’essayage gratuit, nous échangeons… Bla Bla Bla…
10 années de garantie… achetez au plus vite.

STOP : essayons de nous poser certaines questions.

De deux choses l’une. Si un matelas est retourné au vendeur après la periode d’essai, il est soit détruit, soit reconditionné et revendu au prochain client.

  • Détruire un matelas conçu avec des matières nobles tel le latex naturel, la laine fine, le coton certifié GOTS après quelques jours d’existence, nous semble totalement fou. Notre but n’est pas de remplir des poubelles.
  • Reconditionner un matelas (chargé d’odeurs et de sudations) dans le but de le revendre nous semble également fou.

Le coût marginal de ces retours est intégré dans le prix de vente et c’est vous, l’acheteur, qui payez pour le comportement inconséquent de certains.

X années de garantie

L’homme d’affaires dit : 10 années de garantie nous amènent 16% de clients en plus. Cette garantie, blindée de petites lignes pleines d’exclusions, a un coût marginal qui est intégré directement dans le prix de vente. C’est toujours gagnant pour le vendeur.

L’union des artisans Ott Système dit : conseillons bien, fabriquons bien, la fortune ne sera pas au bout du chemin, mais une certaine façon d’être.

Ce que nous garantissons

Revenons à nos moutons. Mis à part la garantie générale de deux années sur le matériel, nous accordons une garantie de cinq années sur les latex.

Les seules pièces d’usure sont : les longerons en latex des sommiers et les âmes de latex des matelas. Si une usure anormale est constatée, c’est à dire un affaissement supérieur à la normale, nous changeons gratuitement les pièces en latex.

Reprises d’ancien lits, sommiers ou matelas

Sauf exception qui confirmera la règle, depuis début 2017 nous ne reprenons plus les sommiers et matelas usagés. Le développement, des punaises de lit et autres indésirables étant en forte augmentation nous évitons le croisement des matières neuves avec les matières utilisées.

Le retour dans nos véhicules ou ateliers de matelas anciens ne correspond pas à notre idée de l’hygiène. L’enlèvement des encombrants est de mieux en mieux organisé par les communes ou associations.

Travailler et livrer un produit avec soin, c’est aussi accepter une certaine rigueur.

Pour méditer : la lettre de Vauban à Louvois en 1685

Déjà, au 17e siècle, Sébastien Le Prestre de Vauban, ingénieur, nommé maréchal de France par Louis XIV, écrivait à François Michel Le Tellier de Louvois (ministre de Louis XIV) sur les ravages de toujours chercher moins cher.

Belle-Isle-en-Mer, le 17 juillet 1685,

Monseigneur,

Il y a quelques queues d’ouvrage des Années dernières qui ne sont point finies et qui ne finiront point, et tout cela, Monseigneur, par la confusion que causent les fréquents Rabais qui se font dans vos ouvrages, car il est certain que toutes ces ruptures de marché, manquements de parole et renouvellement d’adjudications ne servent qu’à vous attirer comme Entrepreneurs tous les misérables qui ne savent où donner de la tête : les fripons et les ignorants, et à faire fuir tous ceux qui ont de quoi et qui sont capables de conduire une Entreprise.

Je dis plus, qu’elles retardent et renchérissent considérablement les ouvrages qui n’en sont que plus mauvais, car ces Rabais et Bons Marchés tant recherchés sont imaginaires, d’autant qu’il est d’un Entrepreneur qui perd comme d’un homme qui se noie, qui se prend à tout ce qu’il peut ; or, se prendre à tout ce qu’on peut en matière d’Entrepreneur, c’est ne pas payer ses marchands chez qui il prend les matériaux, friponner ce qu’il peut, mal payer les ouvriers qu’il emploie, n’avoir que les plus mauvais parce qu’ils se donnent à meilleur marché que les autres, n’employer que les plus méchants matériaux, chicaner sur toutes choses et toujours crier miséricorde contre celui-ci et celui-là…

En voilà assez, Monseigneur, pour vous faire voir l’imperfection de cette conduite : quittez-la donc et au nom de Dieu, rétablissez la bonne foi, donnez les prix et les ouvrages et ne refusez pas un honnête salaire à un entrepreneur qui s’acquitte de son devoir, ce sera toujours le meilleur marché que vous puissiez trouver.

Quand à moi, Monseigneur, je reste assurément de tout cœur votre très humble et très obéissant serviteur.

Sébastien Le Prestre de Vauban, Maréchal de France (Archives nationales de Paris)

Photo de couverture : Moaï de l’île de Pâques, gardiens de temps oubliés, 1996 par Lionel Mestre.