Le problème des acariens dans la literie

Le problème des acariens dans la literie

Comprendre - 03/03/2018

Les acariens sont des petites bêtes microscopiques qui se nourrissent de nos squames. Ils vivent le plus près possible de leur apport de nourriture, c'est-à-dire sur ou dans la partie supérieure du matelas. Ils sont une nuisance qu'il faut savoir garder sous contrôle.

Les acariens dans la maison

Il existe une très grande variété d’espèces d’acariens (comme la tique ou le varroa qui attaque les abeilles). Ceux qui nous tiennent compagnie dans la maison sont généralement appelés acariens domestiques. Sous cette appellation on distingue ceux que l’on trouve dans la nourriture touchée par l’humidité et les moisissures et ceux qui vivent dans la poussière et dans les endroits ou nous passons du temps (canapés, fauteuils, tapis et literie). Ce sont ces derniers qui nous intéressent ici.

Les acariens de la literie mesurent entre 0,1 et 0,6 mm. Ils ne sont pas visibles à l’œil nu. Ils se nourrissent de débris de matières organiques (peaux, poils, cheveux…). Ils vivent quelques mois et chaque femelle peut pondre autour de 300 œufs par mois soit quelque chose comme un millier pendant sa vie. Ils se reproduisent d’autant plus vite que les conditions sont favorables : humidité de 60 à 80% et température stable entre 24 et 30°C.

Les problèmes avec les acariens

Les protéines contenues dans les déjections des acariens sont particulièrement allergènes pour l’homme. Seul 2 milligrammes d’acariens par gramme de poussière suffisent pour provoquer une réaction allergique et 10 milligrammes par gramme de poussière peuvent causer une crise d’asthme.

Traiter le problème à la racine

Le premier moyen de supprimer les acariens est de déménager vite fait en montagne. A partir de 1200 mètres l’air est plus sec et les acariens ne peuvent plus se reproduire. Si cela n’est pas possible, l’autre moyen est de s’attaquer à la source du problème. Les acariens, pour se développer et se reproduire ont besoin d’un certain taux d’humidité constante et d’une température favorable. Il faut donc supprimer l’humidité et la chaleur et tout faire pour déranger l’habitat de ces petites bêtes.

Utiliser un protège-matelas

C’est la première couche après le drap housse qui protège le matelas. L’avantage du protège-matelas c’est qu’il peut être retiré très facilement et lavé en machine. Le changement du protège-matelas est un excellent moyen de tenir la surface sur le matelas propre et non propice aux acariens.

Utiliser un surmatelas pure laine

Le surmatelas pure laine offre une couche de laine (nous proposons 1kg/m2 avec Ott Système) sur le matelas. Le surmatelas en laine doit être amovible pour pouvoir être secoué et placé à l’extérieur de temps à autre. La laine a deux propriétés qui en font une excellente matière pour lutter contre les acariens :

  • La laine respire et reste sèche : la laine peut absorber jusqu’à 30% de son poids en humidité et elle sèche très vite. Elle ne conserve pas une humidité suffisante pour permettre aux acariens de bien se développer.
  • La laine est légèrement abrasive : le poil de laine non traitée est entouré de cuticules qui forment des sortes d’écailles. Les frottements naturels de ces écailles entre elles ont une action abrasive qui cisaille les acariens.

La combinaison milieu sec et abrasif perturbe fortement la vie des acariens.

Utiliser un matelas ventilé

Le matelas doit pouvoir être ventilé dans toute son épaisseur pour ne pas garder d’humidité durant la journée. Pour cela, le matelas doit être assez mince (12 à 15cm est idéal). L’air traverse alors le matelas et l’assèche en permanence, surtout en l’absence du dormeur. Nous pouvons alors parler d’un climat sec et sain.

Aérer la chambre et le lit

Il est préférable de laisser le lit défait en journée pour maximiser l’aération. Il faut ouvrir la fenêtre et laisser la chambre s’aérer autant que possible. Les acariens auront ainsi bien plus de mal à s’installer. Il faut enlever le surmatelas et le mettre à l’air régulièrement.

En conclusion

En dormant sur une literie respirante, sèche et saine le développement des acariens sera considérablement réduit. De plus, les développements des bactéries qui se nourrissent des déjections d’acariens et des acariens morts seront stoppés également. A savoir que le latex naturel est bactériostatique.

Avec ces simples approches, nul besoin de traitements anti-acariens issue de la chimie de synthèse et potentiellement plus dangereux que le problème qu’ils essaient de résoudre. C’est toute la philosophie de Ott Système.

Photo de couverture : une femelle acarien prise par un microscope électronique à balayage (source CSIRO – Matt Colloff).